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FEMIA Industrie : une reprise en 2023-2024 qui confirme son leadership européen sur le maïs doux

Dr. Elena Kozlova 7 min de lecture
femia industrie : technicien sur chaîne de production agroalimentaire

Taper « FEMIA Industrie » dans un moteur de recherche répond en général à un besoin précis : vérifier qui se cache derrière ce nom avant un contact commercial, une due diligence ou simplement une recherche de fournisseur. Basée dans les Hauts-de-France, cette entreprise industrielle conçoit des machines et des lignes de process pour la transformation des fruits et légumes, un secteur où elle occupe une position de leader en Europe sur certains segments. Voici ce qu’il faut savoir sur son activité, son identité légale et son actualité récente.

Qui est FEMIA Industrie et que fabrique l’entreprise ?

FEMIA Industrie a été fondée en 1962, ce qui lui confère plus de soixante ans d’existence dans un secteur exigeant où la fidélité des clients industriels se construit sur la durée. L’entreprise conçoit, fabrique et assure la maintenance d’équipements et de lignes de production destinés à la transformation industrielle des fruits et légumes. Concrètement, ses machines équipent les usines de conserverie, de surgélation et de conditionnement frais qui doivent traiter de grands volumes de produits agricoles tout en garantissant régularité et hygiène.

Ce positionnement de longue date explique en partie pourquoi FEMIA Industrie s’est imposée comme un acteur de référence. La spécialisation sur des niches précises, plutôt qu’une diversification tous azimuts, a permis à l’entreprise de capitaliser sur un savoir-faire technique difficile à répliquer rapidement par un nouvel entrant.

Un savoir-faire concentré sur des lignes précises

FEMIA Industrie est reconnue comme leader en Europe pour la conception de lignes dédiées au maïs doux, aux petits pois et aux haricots verts. Ces trois légumes partagent des contraintes de process similaires : récolte massive et concentrée dans le temps, nécessité d’un traitement rapide après cueillette pour préserver la qualité nutritionnelle et gustative, et exigence de cadences élevées pendant les campagnes de production. Concevoir des lignes capables d’absorber ces pics saisonniers tout en restant fiables sur le long terme est un exercice d’ingénierie à part entière, et c’est précisément sur ce terrain que FEMIA Industrie a construit sa réputation.

Une expertise industrielle pensée sur mesure

Au-delà de la fabrication de machines standardisées, FEMIA Industrie s’appuie sur un département projets et ingénierie dédié, qui représente environ 7 personnes, soit 20 % de l’effectif total de l’entreprise. Cette proportion est significative pour une structure d’une trentaine de salariés : elle traduit une volonté claire de proposer des solutions adaptées à chaque client plutôt que des équipements sur étagère.

Concevoir, fabriquer, maintenir : un cycle complet

L’activité de FEMIA Industrie couvre la conception, la fabrication et la maintenance d’une ligne de production sur toute sa durée de vie : la conception initiale selon le cahier des charges du client, la fabrication des équipements, puis leur maintenance dans la durée. Ce modèle intégré permet d’accompagner les industriels de la conserve, de la surgélation et du frais dans l’évolution de leurs outils de production, notamment vers des process plus performants et plus respectueux de l’environnement. Pour un acheteur industriel, ce type d’accompagnement continu réduit le risque associé à un investissement lourd en équipement, puisque le fournisseur reste impliqué bien après la mise en service.

Sur une ligne de process agroalimentaire, chaque machine, chaque poste de tri ou de calibrage doit s’ajuster à celui qui le précède et à celui qui le suit, sans rupture de continuité. Une cadence de convoyage mal réglée ou un module de lavage sous-dimensionné suffit à déformer toute la chaîne, avec des pertes de rendement ou de qualité en bout de ligne. C’est cette cohérence d’ensemble, plus que la performance isolée d’une machine, qui distingue un intégrateur expérimenté comme FEMIA Industrie d’un simple fournisseur de composants.

Identité légale et implantation de FEMIA Industrie

Sur le plan administratif, FEMIA Industrie dispose d’un établissement secondaire identifié sous le SIRET 333 344 844 00043, rattaché au numéro SIREN 333344844. Le site est localisé à Hallennes-lez-Haubourdin, dans le département du Nord (code postal 59320), dans le bassin industriel des Hauts-de-France. Cette implantation régionale n’est pas anodine : elle place l’entreprise dans un tissu économique local historiquement tourné vers l’industrie agroalimentaire et la mécanique de précision, avec un accès facilité à une main-d’œuvre qualifiée et à un réseau de sous-traitants spécialisés.

Pour toute vérification légale approfondie (forme juridique exacte, code NAF, mentions au registre du commerce), les bases de données officielles comme l’annuaire des entreprises restent la source à privilégier. La nomenclature NAF a été révisée, avec une nouvelle version applicable à partir de 2027.

La reprise par Vincent Bernard et Finorpa

L’actualité la plus marquante de FEMIA Industrie ces dernières années concerne sa transmission. L’entreprise a été reprise par Vincent Bernard, accompagné de Finorpa en tant qu’actionnaire minoritaire, dans le cadre d’une opération de reprise-management engagée en 2023 et finalisée en 2024. Ce type de montage, où un repreneur individuel s’associe à un investisseur régional, est fréquent pour les PME industrielles de taille intermédiaire : il permet de sécuriser le financement de l’opération tout en conservant une gouvernance opérationnelle resserrée autour du nouveau dirigeant.

Ce genre de reprise dépasse le seul changement d’actionnariat. Quand une entreprise comme FEMIA Industrie change de mains sans être absorbée par un grand groupe extérieur, les commandes passées aux sous-traitants locaux, les partenariats avec les lycées techniques du bassin lillois et les emplois qualifiés du territoire sont aussi maintenus. C’est un angle souvent négligé dans les analyses purement financières d’une transmission d’entreprise, alors qu’il pèse lourd dans l’équilibre économique d’un bassin d’emploi comme celui des Hauts-de-France.

Une transition accompagnée dans la durée

Pour sécuriser cette passation, Olivier Tissier, l’ancien président et actionnaire majoritaire, reste engagé aux côtés de Vincent Bernard pendant 18 mois. Cette période de transition progressive vise à transmettre les responsabilités de direction, mais aussi la connaissance fine des clients, des process et des équipes : un capital immatériel qui ne se transfère pas du jour au lendemain dans une entreprise industrielle spécialisée.

Un financement structuré par un pool bancaire

L’opération de reprise a été financée par un pool bancaire réunissant la Société Générale, la BRED, le Crédit Agricole Nord de France et BPI France. La constitution d’un tel pool, associée à l’entrée de Finorpa au capital, traduit la confiance des acteurs financiers régionaux dans la solidité du modèle économique de FEMIA Industrie et dans les perspectives de croissance portées par le nouveau dirigeant.

Chiffres clés et solidité financière

Les données financières disponibles à la clôture des comptes du 30 septembre 2023 dessinent le profil d’une entreprise rentable et internationalisée. FEMIA Industrie affichait alors un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions d’euros, avec une marge d’EBITDA à deux chiffres, un niveau de rentabilité qui a vraisemblablement facilité la structuration du financement bancaire de la reprise.

L’entreprise emploie une trentaine de salariés, dont 20 % dédiés au département projets et ingénierie évoqué plus haut. Autre donnée notable pour une PME industrielle de cette taille : environ la moitié du chiffre d’affaires est réalisée à l’international, ce qui signifie que les lignes de process conçues à Hallennes-lez-Haubourdin s’exportent au-delà des frontières françaises et européennes. Cette part à l’export est un indicateur de la reconnaissance technique de l’entreprise sur un marché mondial où la concurrence sur les équipements agroalimentaires est structurée par quelques acteurs spécialisés.

Comment contacter ou travailler avec FEMIA Industrie

Pour un industriel de la conserve, de la surgélation ou du frais souhaitant moderniser ou installer une ligne de traitement du maïs doux, des petits pois ou des haricots verts, le point d’entrée le plus direct reste le site officiel de l’entreprise, où sont présentés son positionnement de partenaire industriel et ses coordonnées de contact. Avant toute prise de contact commerciale, il reste utile de recouper les informations légales via les bases de données officielles, en particulier dans un contexte post-reprise où les interlocuteurs et parfois les process de contractualisation peuvent évoluer. Cette vérification préalable, courante dans les démarches de prospection fournisseur en B2B industriel, permet d’aborder la relation commerciale avec une visibilité claire sur la structure, sa gouvernance actuelle et sa santé financière.

Dr. Elena Kozlova